Cameco Corporation (NYSE: CCJ) est le 2e/3e producteur mondial d'uranium derrière Kazatomprom, et le pure-play occidental de référence sur la thèse « renaissance nucléaire ». La société opère trois actifs uranium tier-1 (McArthur River/Key Lake, Cigar Lake, JV Inkai 40 %) et détient 49 % de Westinghouse Electric Company en JV avec Brookfield (51 %) depuis nov. 2023.
Les catalyseurs 2025-2026 sont exceptionnellement denses : (i) partenariat US Government / Westinghouse / Cameco / Brookfield annoncé le 27 octobre 2025 valorisé cumulé ~80 G$ US pour déployer une flotte d'AP1000 aux États-Unis ; (ii) contrat long terme avec l'Inde annoncé le 1er mars 2026 pour ~22 M lb U3O8 sur 9 ans (~2,6 G$ US) ; (iii) FY2025 record avec revenus consolidés 3,48 G$ CAD (+11 % YoY), EBITDA ajusté 1,93 G$ CAD (+26 %), bénéfice net 590 M$ CAD vs 172 M$ en 2024 ; (iv) Russia Uranium Import Ban (mai 2024, ban total 01/01/2028) qui structure une prime géopolitique pour les producteurs occidentaux ; (v) vague hyperscalers nuclear PPA (Microsoft/Constellation, Amazon/Talen, Meta, Google/Kairos).
Les risques principaux sont opérationnels et géopolitiques : la guidance McArthur River/Key Lake a été révisée à la baisse le 28 août 2025 (14-15 vs 18 M lb 100 % basis), la JV Inkai a connu une suspension administrative (1er-23 janv. 2025) et dépend d'une logistique trans-caspienne fragile depuis les sanctions Russie. Le prix spot uranium reste volatil (106 → 64 → 80-85 $/lb sur 2024-2025) et la prime large-cap (P/E ~30x consensus) limite le potentiel de re-rating à court terme. Score retenu 7/MODÉRÉ pour refléter la qualité de la thèse long-terme tempérée par la volatilité opérationnelle et la prime de valorisation déjà intégrée.